Phobies, Angoisse, Panique

« Je sais, mais c’est plus fort que moi ! »

Bien souvent, la personne phobique sait que sa peur n’a pas de sens, qu’il n’y a pas de “vraie” raison d’avoir peur, mais c’est plus fort qu’elle, cette peur domine : elle est incontrôlable.

En effet, une phobie est la peur irrationnelle d’un objet spécifique (animaux, éléments naturels, aiguilles…) ou d’une situation particulière (conduire, ascenseur, espaces clos, avion). 

Et au-delà d’une simple peur : c’est une véritable angoisse qui s’installe au quotidien et qui induit des comportements parasités afin d’éviter par tous les moyens la situation ou l’objet redouté.

Pourquoi cette peur ?

La peur est une émotion universelle dont nous avons besoin pour nous avertir d’un danger, et ainsi nous préparer à réagir pour survivre (par la fuite ou le combat).

Dans le cas d’une phobie, notre système d’alarme s’enclenche et reste activée de manière excessive face à un objet ou une situation qui ne présente appartement aucun danger réel.

D’où vient ma phobie ?

L’apparition des phobies et des troubles paniques peuvent avoir de multiples sources (événement traumatisant, éducation, environnement, génétique, biologie…).

Bien souvent la phobie apparaît un jour sans aucune raison particulière « valable ». Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’en connaître la source pour la traiter.

On estime que plus d’une personne sur dix sera amenée à développer une phobie au cours de sa vie.

Les différents types de phobie

  La phobie spécifique

Animaux et insectes, éléments naturels (eau, vide, hauteur, orage, obscurité), sang et interventions médicales (blessures, aiguilles, opération chirurgicale), situations particulières (prendre l’avion, conduire une voiture, ascenseur…) et aussi phobie de l’étouffement, de la marche (personne âgées), peur de vomir, peur de rougir…

Plus d’infos sur :
https://www.anxiete.fr/phobies-specifiques/

  L’agoraphobie

Peur des lieux où il serait difficile ou gênant de s’échapper ou d’être secouru (grands espaces, espaces clos, lieux publics, se retrouver seul – loin de chez soi -). Cela peut s’accompagner ou non d’un « trouble panique ».

Plus d’infos sur :
https://www.anxiete.fr/phobie-sociale/agoraphobie/

  La phobie sociale

Peur du jugement, du regard des autres, peur d’être humilié, de parler en public. Il en résulte de grandes difficultés à établir une relation avec autrui, que ce soit au travail, ou pour aller demander le pain à la boulangerie.

Plus d’infos sur :
https://www.anxiete.fr/phobie-sociale/anxiete-sociale/

 

  [ Le trouble panique ]

La spécificité du trouble panique est que la peur n’est pas déclenchée par un objet ou une situation précise comme dans le cas des phobies. Les attaques de panique surviennent très fréquemment (> 4 / mois) et certaines d’entre elles surviennent de façon inattendue. Elles peuvent être accompagnées ou non d’agoraphobie.

Plus d’infos sur :
https://www.anxiete.fr/trouble-panique/

Crise d’angoisse et attaque de panique

En chiffres…

Les attaques de panique concernent environ 4 à 5 % de la population française (21% en vivra une au cours de sa vie).

Les personnes les plus touchées ont entre 15 et 45 ans et la majorité des cas sont des femmes (>65%).

C’est quoi ?

Une attaque de panique est une crise d’angoisse aiguë qui apparaît de façon brutale et inattendue et dure de quelques minutes à quelques heures.

La personne va ressentir une peur intense (de mourir, de devenir fou), une sensation de danger immédiat avec des perceptions physiques désagréables (palpitations cardiaques, sueurs, chaleur, frissons, nausées, tremblements, fourmillements, vertiges, poitrine compressée, sensation d’étouffement…) qui vont être plus ou moins spectaculaires et vont aggraver la peur ressentie. La personne a l’impression de perdre totalement le contrôle.

Pourquoi moi ?

Alors que la personne ne souffre d’aucun problème physique, l’apparition des attaques de panique peut trouver son origine dans les mois qui ont précédé la crise : stress, surmenage, excès de contrôle, fatigue, rigidité, manque de confiance en soi, trop plein d’émotions, culpabilité… Tout peut avoir contribué à augmenter le niveau général d’anxiété jusqu’au moment où le corps ne peut plus gérer l’excès de tensions internes non résolues et exprime tout simplement son ras le bol. Il évacue alors ces tensions brutalement : c’est la crise de panique.

Dans tous les cas, la crise d’angoisse est un signal pour nous faire bouger et évoluer. Notre corps nous dit que nous avons besoin de trouver des moyens afin de gérer cette anxiété et apprendre à nous détendre, à récupérer. (Voir l’article sur le rôle des émotions désagréables)

L’anxiété anticipatoire : la peur d’avoir peur

Une attaque de panique constitue une expérience très pénible et peut laisser une véritable empreinte traumatique : la personne qui en a été victime y repense constamment et vit dans la peur que d’autres attaques ne viennent à tout moment.

Cette « peur d’avoir peur » entraîne une vigilance et un contrôle quasi-permanent, ce qui ne fait qu’amplifier l’anxiété déjà présente et maintient le seuil d’alerte très élevé. Ce cercle vicieux peut être alors à l’origine de nouvelles crises.

Complications de la vie de tous les jours

Il est évident que certaines phobies sont beaucoup plus handicapantes que d’autres. Par exemple, un français qui a la phobie des kangourous aura beaucoup plus de facilité à maintenir une bonne qualité de vie au quotidien que quelqu’un qui a la phobie de la voiture et des transports en commun !

La personne atteinte d’une phobie ou d’un trouble panique peut alors user toute son énergie et son temps à mettre en place des conduites d’évitement (stratégies pour éviter l’objet ou la situation en question) et/ou de réassurance (demander à une personne d’être présente dans le but d’être rassuré). C’est alors que sa vie affective, sociale et professionnelle peut se voir affectée par sa phobie.

De plus, lutter en permanence contre l’anxiété et la peur peut entraîner :

Perte de confiance : « je ne suis même pas capable de… »

Dévalorisation : « je suis trop nul »

Isolement : « je ne suis pas normal »

Fatigue, épuisement

Consommation abusive danxiolytiques (alcool, drogues, médicaments)

Dépression

Se faire accompagner

Rationaliser, essayer de se contrôler, se rassurer, se blâmer en permanence… tout cela vous coûte énormément d’énergie et cela ne fait qu’alimenter le problème. Dès lors qu’une phobie (ou trouble panique) altère votre quotidien et empiète sur votre liberté, cela nécessite une attention toute particulière et il est important de se faire accompagner par un professionnel qualifié.

Ce travail d’accompagnement vous permettra :

– d’apprendre à gérer vos émotions (peur, angoisse, panique), savoir rapidement retrouver votre calme, diminuer votre niveau d’anxiété global,

– arrêter de lutter contre l’angoisse et lâcher-prise,

– reprendre confiance en vous et en vos capacités

– vous libérer du comportement nuisible en question et le remplacer par un nouveau plus adapté

Quelques séances (3 – 10) suffisent généralement pour venir à bout d’une phobie ou d’un trouble panique et retrouver votre liberté !

 

Prendre rendez-vous

Où me trouver ?

Amaury BRUNEAU

Centre Paramédical Le Palatin, Bureau 211
6 rue Georges Simenon
83400 HYERES

Amaury Bruneau

Sophrologue diplômé RNCP

Parking devant l’immeuble

Contact

07 67 86 10 98

ou

Ecrivez-moi :

Contact Us