Sommes-nous vraiment obligés de souffrir ? (Parce que ça fait mal, hein !)

par | Nov 12, 2018 | Non classé | 0 commentaires

Si nous ne souffrons pas, nous ne bougeons pas. Et si nous ne bougeons pas, nous n’évoluons pas. Et si nous n’évoluons pas, nous mourons. CQFD. Des questions ?

Tout ce qui n’évolue pas meurt

Qu’on soit bien d’accord sur les règles de départ : la vie est en constante adaptation, c’est un mouvement perpétuel ; l’espèce qui n’évolue pas meurt. L’espèce qui ne s’adapte pas au changement disparaît. Alors pourquoi dérogerions-nous à cette règle ?

Tout va bien, je vais bien

Imaginez que tout va bien dans votre vie. Un boulot qui vous convient. Une femme, des enfants, des amis. Une belle maison. Vous avez la reconnaissance, vous vous sentez à votre place. Bref, vous avez tout ce qu’il vous faut pour être heureux, vous aimez qui vous êtes et vous aimez votre vie.

Changeriez-vous quelque chose ?

Hum… j’hésite.

Surement pas !

Souffrir pour mieux grandir

Mais pourquoi vouloir changer quelque chose alors que tout va bien ? C’est pas un peu débile comme idée ça ?

Parce que la vie nous demande de nous rapprocher au plus près de nous-même à chaque instant. De tendre vers qui nous sommes profondément au lieu de continuer à jouer la comédie. De nous rapprocher de notre vraie nature. De grandir en quelque sorte.

Je m’explique.

Quand nous étions petits, il ne nous a pas toujours été permis d’être nous-mêmes pour tout un tas de raisons (éducation, croyances, etc, etc). Nous nous sommes donc mis à jouer un rôle, un personnage qui était le meilleur compromis pour tout le monde et qui nous permettait de garder confiance en l’amour et en la sécurité dont nous avions besoin pour nous construire (Et oui, on s’adapte comme on peut quand on a 4 ans !)

Sauf qu’aujourd’hui, l’adulte que nous sommes devenu ne devrait plus avoir à jouer au bal masqué et devrait laisser ses peurs d’enfant aux parties de cache-cache d’antan.

Et c’est là que la souffrance intervient. Pour nous le rappeler !

Pour nous inviter à quitter notre rôle et à nous rapprocher de nous-mêmes.

Et cela implique un mouvement, une évolution permanente. Donc nous ne pouvons pas rester dans notre zone de confort à regarder la vie passer. Dommage…

Il nous est demandé d’évoluer, alors on se bouge !

Note : Si vous ne comprenez rien du tout à ce que je raconte depuis tout à l’heure, je vous conseille de jeter un œil à mon article sur l’acceptation de soi (à venir).

Alors souffrir est-il vraiment nécessaire ?

A la base, la souffrance n’est pas nécessaire à l’évolution. Non. Tant que nous évoluons, il n’y a aucune raison de souffrir inutilement. La souffrance peut être vue comme un indicateur, un voyant, un signal pour nous avertir que nous faisons fausse route et qu’il nous est demandé de bouger (émotions désagréables).

Et libre à nous de nous remettre en question ou non.

Chaque homme normalement constitué possède ce qu’on appelle un libre arbitre. Il choisit donc.

Tout le monde choisit.

Le hic

La plupart de tout cela se passe au niveau de l’inconscient. Donc ces choix peuvent paraître inexistants, puisque nous n’en n’avons pas conscience. C’est notre système de croyances qui nous empêche bien souvent d’être nous-même.

Un modèle bancale

Grâce à la souffrance, nous pouvons donc constater que notre modèle de fonctionnement actuel ne fonctionne plus. Il nous est demandé de nous défaire de notre personnage, de bouger.

Nous avons le choix (parce qu’on a toujours le choix, même si c’est inconscient, c’est juste que c’est pas aussi simple que d’en parler) :

Option 1 (conseillée par nos experts) :

Je me remets en question. Je cherche à l’intérieur ce qui doit être résolu. J’arrête de vouloir chercher des excuses ou des coupables de mon mal-être à l’extérieur. Je prends conscience de tout ce qui me limite, de mon système de croyance qui est obsolète. Je redeviens maître de moi-même. Je suis le créateur de ma vie. J’agis. Je me recentre et je suis accord qui je suis. J’évolue en permanence, j’accepte en moi l’idée que rien n’est figé. Je m’accepte encore plus comme je suis vraiment. Je m’aime de plus en plus.

Option 2 (un peu moins conseillée par nos experts, mais on a toujours le choix) :

Je ne veux rien changer. Rien de rien ! Je veux juste arrêter de souffrir ! J’estime que mon modèle est très bien comme il est. J’ai raison. Je ne me remets pas en question. Je ne bouge pas. Je souffre encore plus. Ça devient insupportable. Je me place en victime : pourquoi moi, monde cruel ? J’accuse les autres et trouve tout un tas de causes extérieures à mon mal-être. La vie est injuste. Je résiste au changement coûte que coûte, question d’honneur et de fierté. Je fonce droit dans le mur. J’en deviens même malade. Je touche le fond.

Option 2 a) : je me résigne enfin regarder en moi ce qui me fait mal. Je bouge. J’accepte que je n’avais pas raison. Peut-être bien que je continuais à vouloir jouer mon personnage, je ne m’étais peut-être pas accepté entièrement comme je suis. J’ai encore du chemin à parcourir. Je retrouve le plaisir et la joie d’être moi. Je rebondis et la vie continue.

Option 2 b) : je n’y peux rien, ce n’est pas de ma faute ! J’ai raison et ce n’est pas à moi de bouger. Je continue d’accuser à l’extérieur ce qui doit être résolu à l’intérieur. La dépression sévère, la maladie, la spirale infernale. Je peux même finir par en mourir, si obstiné que je suis. Mais ça ne fait rien, je reviendrai plus tard jouer une autre partie et je recommencerai le même jeu à l’infini jusqu’à ce que j’aie envie de bouger. Chacun son rythme hein ! Y’a pas le feu au lac comme on dit. C’est moi qui choisis, je fais ce que je veux !

Conclusion

Nous souffrons pour nous défaire du rôle que nous jouons depuis des années.

Ainsi nous évoluons et nous nous rapprochons au plus près de qui nous sommes réellement.

Plus nous résistons et plus nous refusons d’évoluer. Et donc plus nous générons de la souffrance supplémentaire.

Ce sont nos croyances et nos peurs qui nous empêchent de nous défaire de notre personnage et d’être nous-même.

Plus nous nous rapprochons de qui nous sommes réellement et plus nous sommes en mesure de nous aimer tels que nous sommes.

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