La métaphore de la calèche

par | Oct 11, 2018 | Sophrologie | 0 commentaires

La métaphore de la calèche est une image utilisée pour nous aider à comprendre les différents plans qui régissent notre existence et les interactions qui les animent.

Les folles chevauchées d’un cocher ivre

Extrait de “La philosophie pour vivre heureux ! – Graines de sagesse à cultiver” de Jacques de Coulon

Qui es-tu au juste ?

Pour le comprendre, nous nous servirons d’une image que nous trouvons aussi bien chez Platon que dans les Upnaishads, ces textes sacrés de l’Inde.

Tu y es comparé à un attelage :

– la diligence avec ses roues et son habitacle représente ton corps (plan physique) ;

– les chevaux désignent tes passions stimulées par tes sens (plan émotionnel) ;

– le cocher correspond à ta raison gouvernant tes pulsions (plan mental) :

– quant au voyageur à l’intérieur de la voiture, il indique la destination du périple et il symbolise ton centre profond donnant sens à ta vie (plan spirituel).

Voici la description de la Katha Upanishad : « Sache que le Soi, le noyau de l’être, est le chef de la diligence, le voyageur à l’intérieur du char, et que le corps est le chariot. Sache que l’intellect est le cocher et que les chevaux représentent les sens. Les objets sensibles, tel est le terrain de leur course. »

Dans cette métaphore, l’existence se présente comme un voyage. Pour qu’il soit réussi, tu dois respecter ces quatre plans de l’être.

Chacun est important pour parvenir à bon port.

– Si les roues ou le bois de la diligence sont en mauvais état, tu n’iras pas loin : entretien ton corps !

– Sans la fougue des chevaux, tu feras du surplace : nourris tes passions !

– Et si le cocher ne dirige plus ses purs-sangs et qu’ils se mettent à tirer dans toutes les directions, tu risques l’accident fatal : « sois donc maître de tes sens ! » précise l’Upanishad.

– Quant au voyageur, s’il est relégué aux oubliettes, tu ne sauras pas où aller et tu te perdras : découvre ton centre profond pour orienter ta vie !

Un homme accompli est multidimensionnel.

Te voici invité à développer à la fois ton corps, tes émotions, ta raison et ton esprit qu’on pourrait dépeindre comme un atelier où s’élaborent les valeurs qui te guideront sur les chemins de l’existence.

Mon grain de sel

La calèche
Notre corps physique. Article à venir sur le décodage biologique et la signification des maux du corps.

Le cocher
Notre mental. Articles à venir sur l’égo, sur les pensées parasites, sur la tyrannie du mental.

Les chevaux
Les chevaux représentent l’énergie qui permet de faire avancer la calèche. Ainsi les émotions sont les moteurs de la vie. Elles sont les signaux comme quoi nous devons nous adapter face à une situation. Ce sont elles qui nous font bouger, qui nous permettent d’évoluer à chaque instant, de nous recentrer sur ce qui nous anime profondément. Leur donner la place d’exister, se donner le droit de vivre ses émotions, les écouter, les interpréter, pour s’adapter ainsi au mieux à la situation à laquelle nous devons faire face.

Imaginez.

Deux cas de figure se présentent alors à nous :

Les chevaux s’emballent et le cocher n’est plus maître du véhicule

Quand l’émotion prend le dessus, nous ne sommes plus maître de nous-même. Cela nous pousse généralement à faire des choses irrationnelles, insensées, et cela peut nous gâcher la vie, nous empêcher de faire ce que nous désirons au fond de nous-même. (Peur paralysante, colère dévastatrice…)

– Le cocher ne prend pas soin d’écouter ses chevaux : nous nous coupons de nos émotions.

Comme les émotions nous sont trop désagréables, nous préférons nous en couper (mécanisme de défense). Aussi, parce qu’on ne nous a jamais appris à vivre nos émotions ni à les identifier, encore moins leur rôle et les comportements logiques à adopter (éducation). Troisième point, il est comme un signe de faiblesse dans notre culture que d’afficher ses émotions en public, nous préférons les refouler dès notre plus jeune âge (n’est-ce pas les garçons ?)

Voir aussi l’article : POUR ou CONTRE les ÉMOTIONS ?

S’arrêter pour savoir où l’on va

C’est pourquoi il est important de régulièrement s’arrêter, faire une pause, prendre du recul et observer ce qui se vit à l’intérieur de nous. Ainsi nous pourrons voir ce qui nous est demandé, pour pouvoir ensuite nous adapter au mieux à la situation.

“Ne pas avoir le temps de méditer, c’est n’avoir pas le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche.”

Antonin Sertillanges

Pour cela, je vous invite à consulter mon article sur la technique de l’arrêt sur image qui vous permettra de vous recentrer rapidement afin d’écouter ce que vous dit le voyageur.

Je vous invite également à visionner la vidéo suivante où la métaphore de la calèche est poussée à son extrême :

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