Gestion de la douleur

Quand on souffre, et quelle que soit la cause de cette douleur, on ne pense plus qu’à ça. On n’est plus que douleur. Et cela peut avoir des répercussions dans notre vie quotidienne : perte d’emploi, isolement, dévalorisation, dépression…

La sophrologie permet de se réconcilier avec le corps douloureux : apprendre à gérer sa douleur et en diminuer l’intensité pour évoluer vers un mieux être, une vie plus confortable.

Mieux connaître la douleur

Douleur aigüe : le « signal d’alarme »

La douleur aiguë est une douleur de courte durée qui permet de rechercher la cause, de signaler une anomalie. Elle est donc utile et joue un rôle protecteur.

« Je me brûle, je tourne mon attention vers mon doigt et je le retire immédiatement du feu »

Une fois la cause traitée (traumatisme, infection, inflammation), la douleur aiguë disparaît naturellement.

Ex : brûlure, fracture, hématome, coupure, migraine, rage de dents, cystite, ulcère, sciatique

Douleur chronique : la « persistante »

La douleur chronique est une douleur qui persiste dans le temps (> 3 mois) malgré un traitement antidouleur, alors que la cause apparente a disparu. C’est une douleur complexe qui envahit la vie de la personne au plan physique et moral.

La douleur chronique a perdu sa fonction et son objectif biologique : elle est donc considérée comme inutile par le corps médical.

Exemples : douleurs associées à – fibromyalgie, rhumatismes, spondylarthrite ankylosant, cancer –

Quelques chiffres

Aujourd’hui en France, 1 français sur 2 souffre de douleurs au quotidien. Les plus douleurs les plus fréquentes sont le mal de dos (67%) et le mal de tête (62%) (1).

31,7 % des français expriment une douleur chronique qui persiste depuis plus de 3 mois (2).

28% des patients douloureux chroniques estiment que la douleur est parfois tellement forte qu’ils ressentent l’envie de mourir (3).

Les conséquences de la douleur chronique (> 3 mois)

Cette douleur se caractérise par sa persistance et sa résistance à toute thérapeutique. De signal d’alarme, la douleur devient maladie et cause du mal-être.

Les douleurs chroniques sont souvent à l’origine de souffrances plus ou moins exprimées : incompréhension de la situation, sentiment d’injustice, colère, culpabilité, peurs, anxiété, stress… Et cela peut affecter le moral, la vie sociale, affective, familiale, professionnelle, les loisirs…

A terme, cette douleur permanente “use” et les signes dépressifs sont habituels chez le patient douloureux chronique : tristesse, troubles du caractère, insomnies, fatigue, perte d’intérêts, dévalorisation, démotivation, troubles de l’attention, etc.

Le cercle vicieux stress / douleur

La crainte de de la douleur ou le stress provoqué par la permanence de cette douleur engendre des tensions musculaires. Ces tensions entraînent des douleurs qui viennent s’ajouter aux douleurs d’origine. Cette situation va alors entretenir l’état de souffrance et contribuer à ancrer la crainte de la douleur chez le malade.

La sophrologie va permettre d’apprendre à rompre ce cercle vicieux en aménageant des espaces de calme, des temps de pause, des moments pour relâcher les tensions et se recentrer.

La sophrologie pour la gestion de la douleur

La sophrologie intervient à plusieurs niveaux :

  Gestion du stress

En effet, plus le stress et l’anxiété sont présents, plus les tensions musculaires vont venir accentuer la douleur initiale. A l’inverse, plus le niveau de stress est bas, plus le corps est relaché, et plus l’intensité de la douleur diminue.
Il s’agit de rompre le cercle vicieux stress / douleur :

  • Grâce à des exercices de respiration, relaxation
  • Retrouver le sommeil et récupérer (insomnies)
  • Apprendre à gérer ses émotions, à lâcher-prise
  • Se libérer des peurs et autres sources d’anxiété : crainte de d’avoir mal, de faire des crises, crainte du futur, peur de devenir fou, peur de perdre ses amis, sa famille…

  « Oublier » la douleur

« Oublier » certaines sensations, c’est une capacité que nous possédons tous naturellement. Par exemple, au moment où vous lisez ces lignes, vous aviez certainement oublié de ressentir le contact de votre dos ou de vos fesses sur le support, alors qu’à présent, vous le ressentez. Nous ne faisons pas attention à toutes les sensations présentes parce qu’elles sont trop nombreuses. L’idée est donc de s’entraîner à déplacer l’attention de la zone douloureuse (bien souvent au centre de nos préoccupations) vers d’autres zones plus confortable de notre corps et ainsi “oublier la douleur”.

  Reconsidérer l’ennemi

Plus nous mettons d’énergie à lutter contre un phénomène, plus nous lui accordons de l’importance, et plus nous nous le renforçons.

Arrêter de lutter contre la douleur est une première étape vers un mieux être. Cela peut paraître bizarre ou insensé comme approche mais pourtant toute amélioration d’un symptôme passe d’abord par la reconnaissance puis l’acceptation de celui-ci : “plus je vais reconnaître, comprendre le fonctionnement (peut-être lui trouver un sens ?) et accepter ma douleur sans la condamner ou la juger, alors moins je vais vivre les émotions de colère et d’énervement auxquelles je les ai associées, et plus l’intensité de la douleur diminuera.

  Se reconnecter à son corps, au plaisir

Bien souvent, lorsque notre corps nous fait souffrir, nous avons tendance à nous en “couper”. Nous préférons ne plus ressentir toutes les sensations désagréables qui s’y trouvent, par souci de confort. Cependant cela n’a pas que des avantages sur le long terme : nous nous coupons de nos émotions, de la joie, du plaisir… la déprime, puis la dépression s’installe.

C’est pourquoi il est important d’agir afin de se réconcilier avec son corps, de retrouver du plaisir dans son quotidien et de renforcer toutes les sensations agréables qui s’y trouvent.

« La sophrologie, pour que votre vie redevienne un plaisir »

Références des études citées

(1) Enquête CSA pour Sanofi sur «Les Français et la douleur» réalisée en septembre 2014 auprès de 2006 personnes âgées de 18 à 60 ans

(2) STOPNET (Study of the Prevalence of Neuropathic Pain) – 2004

(3) PainSTORY (Pain Study Tracking Ongoing Responses for a Year) – Septembre 2009

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Sophrologue diplômé RNCP

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