Respirer c’est vivre, bien respirer c’est bien vivre

par | Sep 29, 2018 | Respiration | 0 commentaires

Tout comme on ne peut pas parler de camping sans toile de tente, ou encore de feu de camp sans guitare, on ne peut pas parler de sophrologie sans parler de respiration. La respiration occupe en effet une place centrale et sa maîtrise consciente permet une amélioration de notre quotidien.

Être conscient de sa respiration, pourquoi faire ?

Respirer est l’un des besoins vitaux de l’homme au même titre que manger ou boire : si nous arrêtons de respirer, nous mourons (source : « tout-le-monde-le-sait magazine »). En effet, respirer permet de renouveler l’oxygène et de détoxifier nos cellules, nos organes, notre corps.

Nous respirons entre 17,000 et 29,000 fois par jour à l’âge adulte.

Ha oui, quand même !

Il suffit de porter notre attention quelques instants sur notre respiration pour prendre conscience qu’effectivement nous respirons, que oui l’air entre et sort de notre corps au moment même où j’écris ces lignes et où vous me lisez, alors que cela se faisait de façon inconsciente quelques secondes plus tôt.

Ce n’est bien souvent que lorsque notre respiration devient désagréable, difficile, que nous lui accordons un peu d’attention : essoufflement après un effort violent, sensation de blocage ou d’étouffement lorsque nous sommes submergés par l’émotion, soumis à une pression ou à un stress important (par exemple lorsque nous devons prendre la parole en publique).

Dans notre quotidien, nous ne prêtons généralement pas vraiment attention à notre respiration : ça se fait tout seul et c’est très bien ainsi !

Alors pourquoi s’intéresser à la respiration ?

Le lien de cause à effet

La particularité de la respiration est qu’elle est la seule fonction vitale du système nerveux autonome (ou neurovégétatif, inconscient) sur laquelle nous pouvons exercer directement une action. En effet, il n’est pas chose facile que de vouloir modifier directement et volontairement son rythme cardiaque ou encore accélérer la digestion. Même si certains se diront capables de le faire, moi personnellement, je n’y suis jamais arrivé…

Et une modification de la respiration entraîne des conséquences sur le reste de notre organisme.

Hum, ça devient intéressant…

Car l’un des principes fondamentaux de la sophrologie nous dit que :

Toute action positive exercée sur l’une structure de l’être se répercute de façon positive sur les autres structures.

En sophrologie, nous partons du principe qu’il existe 3 structures : physique, mentale et émotionnelle.

Exemple 1 : Lorsque je respire calmement et profondément (structure physique), mes pensées cessent de s’agiter dans tous les sens et je me recentre dans le présent  (structure mentale), l’intensité de l’émotion que je suis en train de vivre diminue (structure émotionnelle).

Exemple 2, à l’inverse :  J’ai l’impression que l’on se moque de moi (interprétation mentale), je vis de la colère (structure émotionnelle), ma respiration et mon rythme cardiaque s’accélèrent, mon corps est sous tension (structure physique).

Bien maîtriser sa respiration est donc la clef pour apprendre à détendre son corps physique, à gérer ses émotions, à calmer son mental, à retrouver le calme dans les moments de stress.

Grâce à la respiration toujours, nous apprenons en sophrologie à gérer la douleur, diminuer l’intensité d’une émotion, se dynamiser, éveiller un sentiment positif…

A noter que le manque de tonus découle, entre autres, d’une mauvaise oxygénation de l’organisme et d’une élimination insuffisante des déchets gazeux.

Alors ça veut dire quoi ” bien ”  respirer ?

En fait, ce qu’on appelle “bien” respirer, c’est utiliser au mieux notre capacité pulmonaire afin d’optimiser les échanges gazeux dans notre corps, et ainsi faciliter le renouvellement de l’oxygène dans nos cellules et l’élimination des toxines.

Pour comprendre ce qu’on pourrait appeler une « bonne respiration », il suffit de regarder les nouveau-nés respirer : leur ventre se gonfle et se dégonfle comme un ballon à chacune de leur respiration.

Les bébés sont libres, leur diaphragme est souple. Le diaphragme est LE muscle de la respiration. Il sépare l’abdomen du thorax. Il monte à l’expiration et s’abaisse à l’inspiration. Lorsqu’il s’abaisse, il crée un appel d’air vers les poumons tout en comprimant les organes intra-abdominaux. A l’expiration, il remonte, libérant ces organes. Ce mouvement régulier occasionne un massage profond et constant des organes abdominaux (foie, intestins, pancréas, reins, rate et organes génitaux internes), ainsi qu’une bonne circulation sanguine dans tout l’abdomen.

Les bébés n’ont encore reçu aucun conditionnement éducatif (« Tiens-toi droit ! Rentre le ventre ! Arrête de pleurer ! T’es pas beau quand tu te mets en colère ! Un garçon ça ne pleure pas ! ») ou esthétique (Rentrer le ventre, vêtements serrés à la taille, bomber la poitrine) et ils ne bloquent pas non plus leurs émotions (les bébés vivent leurs émotions sans se demander si c’est bien ou mal, s’ils ont le droit ou pas).

Puis nous grandissons.

Et c’est alors que l’éducation, la mode, les mauvaises habitudes, le stress, le système socio-culturel, la retenue de nos émotions, etc, viennent contracter les muscles abdominaux, bloquer notre diaphragme et  nous empêche de remplir complètement nos poumons.

 

 “C’est un peu comme s’il y avait un nœud au milieu d’un ballon et qu’on ne pouvait en gonfler qu’une moitié.”

 

Notre respiration est donc modifié et devient plus  « haute » : de naturelle et profonde, elle devient thoracique et superficielle.

Voici un résumé dans le tableau ci-dessous :

Apprenons donc – ou plutôt réapprenons – à respirer avec l’abdomen, faisons de cette pratique, une pratique volontaire, consciente.

 

Je partagerai avec vous très bientôt des exercices pour prendre conscience de sa respiration naturelle et s’entraîner à la respiration abdominale.

En attendant je vous souhaite une bonne respiration et à bientôt 🙂

Autres articles susceptibles de vous intéresser :